Hommages

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Joe PASS : PORTRAITS OF DUKE ELLINGTON (Cd PABLO / 2310 716 2) 1974

avec Ray Brown (basse) et Bobby Durham (batterie).

Satin doll / I let a song go out of my heart / Sophisticated lady / I got it bad (and that ain't good) / In a mellow tone / Solitude / Don't get around much anymore / Do nothin' till you hear from me / Caravan.
Joe Pass est à la guitare ce qu'Oscar Peterson est au piano. Swing, sensibilité, virtuosité, déferlement de notes, jeu en accords. Duke Ellington n'a jamais laissé une grande place aux guitaristes et regarda avec étonnement débarquer cet inconnu (pour lui !) lors de la séance de Duke's big 4 dont les intéressés avaient été réunis par le producteur de la séance. Il n'aura pas eu la chance d'entendre cet hommage à la guitare enregistré dans le courant du mois suivant son décès. Mise à part un Caravan brouillon pris sur un tempo d'enfer dont l'album aurait pu se passer, celui-ci est une perle à écouter, et pas seulement pour les guitaristes ! A signaler quelques plages jouées en solo

Oscar PETERSON : PLAYS THE DUKE ELLINGTON SONGBOOK (Cd VERVE / 559 785 2)

( a ) avec Barney Kessel (guitare) et Ray Brown (basse) 1952 ( b ) avec Ray Brown (basse) et Ed Thigpen (batterie) 1959.

( a ) John Hardy's wife / Sophisticated lady / Things ain't what they used to be / Just a-sittin' and a-rockin' / In a mellow tone / I got it bad and that ain't good / Prelude to a kiss / Cotton tail / Don't get around much anymore / Take the A train / Rockin' in rhythm / Do nothin' till you hear from me. ( b ) Mêmes titres dans un ordre différent.
A de rares expressions près, l'extravagant et volubile virtuose reste relativement sage dans ses interprétations, comme si l'œuvre d'Ellington était sacrée et qu'il ne fallait pas trop la dénaturer. Donc pas de débordement de swing ni de cascades de notes jubilatoires, mais un jeu posé et respectueux des pièces. Ce Cd regroupe deux albums parus respectivement en 1952 et 1959. La qualité sonore des douze premières plages (qui semblent repiquées à partir d'un microsillon) est déplorable.

Oscar PETERSON : PLAYS DUKE ELLINGTON (Cd PABLO / PADC 2310 066 2) 1967 à 1986

Main stem / In a sentimental mood / Lady of the lavender mist / Don't get around much anymore / Satin doll / Cotton tail / Medley : Perdido - Caravan / I got it bad (and that ain't good) / Things ain't what they used to be / Take the A train.
Cet album brasse les années d’Oscar Peterson sous le label Pablo (1974 à 1986) pour en extraire des œuvres du répertoire ellingtonien et former cette savoureuse compilation. Contrairement à ses albums consacrés au Duke en 1952 et 1959, le pianiste se laisse aller ici à des débordements de virtuosité et de swing en effervescence. Séances studio ou live, pièces en solo ou en formations variables forment un patchwork bouillonnant qui se termine par la rencontre d’Oscar avec Duke et son orchestre lors d’un concert de 1967 (Take the A train).

Michel PETRUCCIANI : PROMENADE WITH DUKE (Cd BLUE NOTE / 80 590 2) 1993 - New York

Caravan / Lush life / Take the A train / African flower / In a sentimental mood / Hidden joy / One night in the hotel / Satin doll / C jam blue.
Michel Petrucciani fait l'école buissonnière autour des thèmes et le titre de l'album ne pouvait être mieux trouvé. L'exercice du piano solo permet au musicien de s'exprimer pleinement, d'extérioriser toute son émotion. Ici il y en a beaucoup, servie par un grand sens du swing et une imagination fertile. Le must de ce disque : African flower (que je pense préferer à la version Ellington-Mingus-Roach).

André PREVIN : A TOUCH OF ELEGANCE [The music of Duke Ellington] (30 cm COLUMBIA / CS 8469) 1960

I got it bad (ain't that ain't good) / Satin doll / I let a song go out of my heart / Perdido / Solitude / Le sucrier velours / A portrait of Bert Williams / A touch of elegance / It don't mean a thing / Prelude to a kiss / What am I here for / Sophisticated lady.

André PREVIN : WE GOT IT GOOD AND THAT AIN'T BAD [an Ellington songbook] (Cd DEUTSCHE GRAMMOPHON / 463 456 2) 1999 - Tanglewood

Take the A train / Isfahan / I got it bad (ain't that ain't good) / Do nothin' till you hear from me / Chelsea bridge / Things ain't what they used to be / In a sentimental mood / Squatty roo / Come sunday / Serenade to Sweden / I didn't know about you / In a mellow tone / It don't mean a thing.
Voici une double reconnaissance d'Ellington compositeur : d'abord publié chez Deutsche Grammophon et ensuite abordé par un musicien plutôt classique (bien qu'André Prévin ait touché à beaucoup de genres). Il y a plein de petites touches géniales dans sa façon d'architecturer les sons. Ca sent bon le Peterson par moments. Le swing s'accompagne d'une sérieuse virtuosité, un jeu intelligent et rusé (certainement l'esprit du compositeur) et une grande sensibilité de toucher. Originalité : l'intro de Take the A train jouée en 3 temps. Il ne faut pas oublier de mentionner l'excellent bassiste David Finck qui improvise dans presque tous les morceaux (tout le disque est interprété en duo).

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