DUKE ON THE WEB !

Studio


Années 70

THE PIANIST
(30 cm FANTASY / 5999)

( a ) New York - 18 juillet 1966
( b ) Las Vegas - 7 janvier 1970


( a ) Don Juan / Slow blues / Looking glass / The shepherd (take one) / The shepherd (take two) / Tap dancer's blues / Sam Woodyard's blues.
( b ) Duck amok / Never stop remembering Bill / Fat mess.

Ce disque s'écoute comme un bon vieux Monk période CBS. Après un Don Juan espiègle dans le jeu, beaucoup de blues aux couleurs pastel (Slow blues, The sheepherd, Sam Woodyard's blues) dans lesquels Duke suspend ses notes dans le vide, pour mieux les rattraper ensuite. Mais le piano ne doit pas faire oublier le reste : par exemple le jeu magistral de Sam Woodyard aux balais dans Tap dancer's blues, ou le son chaleureux de John Lamb à la contrebasse. Duck amok et Never stop remembering Bill parés de deux contrebasses offrent un tapis sonore épais et feutré aux interventions du clavier.

NEW ORLEANS SUITE
(30 cm ATLANTIC / 40209)

27 avril et 13 mai 1970


Blues for New Orleans / Bourbon street jongling jollies / Portrait of Louis Armstrong / Thanks for the beautiful land of the Delta / Portrait of Wellman Braud / Second line / Portrait of Sidney Bechet / Aristocracy a la Jean Lafitte / Portrait of Mahalia Jackson.

Cet album est une pierre importante dans l'édifice ellingtonien. Tout d'abord parce que Johnny Hodges vient nous communiquer son dernier souffle dans Blues for New Orleans, magnifiquement soutenu par l'orgue de Will Bill Davis. Il nous emmène au ciel, mais lui, malheureusement y restera ; il ne sera plus présent pour les dernieres sessions du disque. C'est un vieux et fidèle compagnon d'Ellington qui quitte le navire. Cet hommage à la New Orleans, considérée comme le berceau du jazz, est une suite aux orchestrations denses et raffinées, oeuvres d'un orfèvre. Quelques prestations à souligner : celle de Norris Turney à la flûte dans Bourbon Street Jingling jollies, et de Joe Benjamin dans Portrait of Wellman Braud. Thanks for the beautiful land of the delta : la beauté de ce titre résume celle de l'album !

NEW ORLEANS SUITE
(30 cm SUPRAPHON / 1 15 1357)

Même album que le précédent.

THE INTIMACY OF THE BLUES
(CD FANTASY / OJCCD 624 2)

15 mars 1967 au 15 juin 1970


COMBO SUITE : The intimacy of the blues - Out south - Tell me 'bout my baby - Kentucky avenue A.C. - Near north - Soul country / Noon mooning / Rockhochet / Tippy-toeing through the jungle garden / Just a-sittin' and a-rockin / All too soon.

THE CONNY PLANK SESSION
(CD GRÖNLAND / CDGRON140) Promo

9 juillet 1970
Featuring : Wild Bill Davis



Alerado (take 1) / Alerado (Take 2) / Alerado (take 3) / Afrique (takle 1) / Afrique (take 2) / Afrique (take 3 - vocal).

THE AFRO-EURASIAN ECLIPSE
(30 cm FANTASY / 5983)

New York - 17 février 1971


Chinoiserie / Didjeridoo / Afrique / Acht O'clock rock / Gong / Tang / True / Hard way.

Dans ses différentes fresques mondiales, à travers ses suites, Ellington a eu l'intelligence de ne pas faire d'illustrations sonores à base de musiques extra-occidentales jazzifiées, mais de les peindre avec sa propre musique, son propre ressenti. C'est ce qui en fait leur qualité première. Entre les envolées sinueuses dans Chinoiserie, Didjerido exécuté sur un rythme binaire avec un piano minimaliste, Afrique où Rufus Jones joue les maîtres-tambours, Gong et sa superbe coloration à base de flûte-clarinette-sax, Tang et sa tension développée par palier, True, valse swing d'où s'échappe Paul Gonsalves et Hard way dans lequel Norris Turney ressuscite Johnny Hodges, ce disque ne manque pas de charme, même si ce n'est pas une des meilleurs suites.

THE PIANO PLAYER
(CD STORYVILLE / 101 8399)

New York, Paris, Tokyo - mars 1961 au 23 février 1971


Meditation # 1 / Single petal of a rose / Blues # 1 / Nagoya / Unidentified title - Litte african flower (Fleurette africaine) / Meditation # 2 / T.G.T.T. - Little purple flower / The river (a ballet suite) : The spring - The run - The meander - Grap (the giggling rapids) - The lake - Stud (the neo-hip-hot cool kiddies community) / Riddle / Blues # 2 / Blues # 3.

THE INTIMATE ELLINGTON
(30 cm PABLO / 2310 787)

New York - 25 avril 1969 au 29 juin 1971


Moon maiden / Edwar the first / Symphonette / Intimate interlude / Some summer fun / Layin' on mellow / Eulb / Tenz / I got it bad and that ain't good / Sophisticated lady / Edward the second.

Séances éparses entre 1969 et 1971. Ellington, en solo, interprète vocalement Moon maiden en s'accompagnant au célesta. Edward the First et Edward the Second sont exécutés en trio. Intimate interlude est une conversation raffinée entre Harry Carney à la clarinette basse et Norris Turney à la flûte, sur trame de blues classique et intimiste. Nous les retrouvons tous les deux (Carney au baryton) pour une version fort originale de Sophisticated lady, sur rythme syncopé, et comprenant une longue et magnifique introduction du Duke. Wild Bill Davis (orgue) rejoint l'orchestre pour Some summer fun, autre blues, plus musclé. Des albums confectionnés avec ce genre de fonds de tiroirs, nous en redemandons !

TOGO BRAVA SUITE
(CD STORYVILLE / STCD 8323)

New York - 3 février au 29 juin 1971


Togo Brava Suite : Mkis (Soul soothing beach) - Tego - Togo or yoyo (Naturellement) - Too kee (Amour, amour) - Buss (Right on Togo) - Soso - Toto (Afrique) / Peke / There's a place / Blues / Hick / Grap (The giggling rapids) / Something / Making that scene / Lover man / Perdido.

Togo Brava est une belle suite en 7 mouvements, avec des interventions de solistes brèves, mais où le travail est plus axé sur l'emploi de rythmes syncopés et de la masse orchestrale. Ellington use magnifiquement des contrastes entre les différentes sections (trombones, trompettes, anches). Joe Benjamin est majestueux tout du long. Le reste de l'album est composé de prises de studio éparses. Trop brève incursion dans le blues avec Peke. Norris Turney suit les traces de Johnny Hodges avec son interprétation de Checkered hat. There's a place, oscillant entre rock, soul et doo-whop, est brouillon. Joe Benjamin excelle encore dans Blues, pris sur tempo binaire. Encore du blues, long et superbe, toujours binaire, avec Hick où Norris Turney est à la flûte et Harold Minerve au picollo (le moment fort du morceau). La pièce la plus originale est certainement Something, tiré de la Goutelas Suite. Ce n'est plus du jazz, mais de la composition par un maître. Malgré quelques petits ratés, ce CD démontre le potentiel d'Ellington, encore en 1971, à toujours créer ou à retravailler le répertoire de son orchestre (Perdido).

BLACK BUTTERFLY
(30 cm BLACK LION / 52 041)

6 novembre 1958 au 9 novembre 1971 (certaines dates improbables)


Happy reunion / Chinoiserie / Hank cinq / Star crossed lovers / Such sweet thunder / Perdido / Black butterfly / Medley : In a sentimental mood - Mood indigo - I'm beginning to see the light - I got it bad and that ain't good - Just squeeze me - It don't mean a thing - Solitude.

1965 - 1972
(CD LIMELIGHT / 820 835 2)

31 mars 1965 au 2 août 1972



The old circus train / Swamp goo / Trombone Buster / Bourbon street jingling jollies / Mellow ditty / To know you is to love you / Naidni remmus / The prowling cat / Maeira / Thanks for the beautiful land / Charpoy / Portrait of Louis Armstrong / Girdle hurdle / Sans snyphelle / Woods.
The old circus train est le plat de résistance de ce disque. Swamp goo nous entraîne dans un climat étrange parsemé de dissonances exquises. Trombone Buster est destiné à Buster Cooper, comme son nom l'indique. Bourbon street jingling jollies commence avec une flûte arabisante pour se terminer dans une ambiance de thriller américain à la Shaft. Maeira avec son climat oppressant et les chorus de Fred Stone (cornet) et Norris Turney (alto) flirte avec les frontières du free-jazz. . . Superbe ! A noter plusieurs plages avec Will Bill Davis à l'orgue et diverses interventions de Norris Turner à la flûte qui apportent une coloration nouvelle chez Duke. On retrouve plusieurs extraits de la suite New-Orléans, moins bons que les versions parues sur le disque du même nom. L'orchestre manque parfois un peu de souplesse, notamment dans les plages en compagnie de Will Bill Davis. Une mention spéciale pour Woods avec un piano étincelant, une orchestration subtile et une prise de son impeccable (magnifique sonorité de Joe Benjamin à la contrebasse).

FROM HIS TREASURY CHEST
(CD NIMBUS RECORDS / NI 2736)



Identique à l'album précédent.


THE ELLINGTON SUITES
(30 cm PABLO / 2310 762)

New York - ( a ) février à avril 1959 ( b ) 27 avril 1971 ( c ) 5 octobre 1972


( a ) THE QUEEN'S SUITE : Sunset and the mocking bird / Lightning bugs and frogs / Le sucrier velours / Northern lights / The single petal of a rose / Apes and peacocks.
( b ) THE GOUTELAS SUITE : Fanfare / Goutelas / Get-with-Itness / Something / Having at it / Fanfare.
( c )THE UWIS SUITE : Uwis / Klop / Loco madi.

COOL ROCK
(CD LASERLIGHT / 15 782)

20 mai 1965, 12 et 22 juin 1972


Cool rock / P.S. 170 / Don't you know I care ? / Hi, June / Hi, Jane / Anatomy of a murder / Alone together / Chinoiserie / Vancouver lights / Hello Dolly / The twitch / Things ain't what they used to be.

Le studio était une seconde maison pour Duke Ellington qui fut certainement l'un des plus prolifiques jazzmen pour les enregistrements. En voici une série, effectués à Chicago, Toronto et New-York, malheureusement non datés. C'est d'autant plus dommage que ce CD comporte son lot d'inédits. et des choses très intéressantes comme P.S. 170 avec sa clarinette arabisante sur rythme latin, Don't you know I care avec sa longue intro au piano, Alone together dans lequel Norris Turney utilise la flûte avec pour seul accompagnement la basse et la batterie, Chinoiserie (extrait de l'Afro-eurasian suite) avec un Harold Ashby tortueux à souhait au ténor et encore Vancouver light (composition de Ron Collier) magnifique pour son alliage de la clarinette avec la clarinette basse.

NEW YORK NEW YORK
(CD STORYVILLE / 1018402)

27 avril 1970 au 9 septembre 1972


Rext / Flute / Soft / Mixt / Alerado / Afrique / Second line / RTM / Sophisticated lady / Big luv / I got it bad and that ain't good / Looking for my man / No title / Pretty girl / Dreaming by the fire / Pat your feet (Rick's blues) / Mood indigo / I'm afraid / New York, New York.

THIS ONE'S FOR BLANTON
(30 cm PABLO / 2310 721)

Las Vegas - 5 décembre 1972
Duke Ellington (p), Ray Brown (b)


Do nothing till you hear from me / Pitter panther patter / Things ain't what they used to be / Sophisticated lady / See see rider / Fragmented suite for piano and bass.

Après un parcours d'une cinquantaine d'années, Duke nous offre ce disque en duo (en compagnie de Ray Brown à la contrebasse) absolument extraordinaire. La musique devient méditation, art pur, expression parfaite ; le mot beauté n'a plus de sens face à ces plages. Hommage à Jimmy Blanton (et qui sait, à un demi siècle de jazz), cet album se termine par une longue suite en quatre mouvements où Ellington n'en finit pas d'explorer de nouveaux horizons.

Thanks Duke, for the beautiful music !

UP IN DUKE'S WORKSHOP
(30 cm PABLO / 2310 815)

25 avril 1969 au 6 décembre 1972


Blem / Goof / Dick / Love is just around the corner / Bateau / Wanderlust / Neo-creole / Black butterfly / Mendoza.

Diverses prises qui s'étalent sur trois années.
Sur trame de blues, Blem est prétexte à une jam et Goof est un passionnant dialogue entre le piano et les vents (anches + cuivres). Voici une des meilleures rencontres entre Duke et Wild Bill Davis : les sons étranges que ce dernier tire de son orgue s'harmonisent à merveille avec le piano et l'orchestration dans Dick. Bateau, au rythme binaire, nous plonge dans le climat des suites "années 70". Atmosphère "slow and deep blues" dans Wanderlust, avec Cootie Williams et un Duke au jeu agressif et sobre, de toute beauté. Ambiance entre soul et jazz avec Neo-creole. Anches et cuivres satinés dans Black butterfly. Rythme syncopé et riffs rocks, il n'en faut pas moins à Edward Kennedy pour nous fabriquer un Mendoza qui ne ressemble à rien d'autre qu'à du... Duke
Décidemment, il y a vraiment trop de disques d'Ellington indispensables.

DUKE'S BIG 4
(30 cm PABLO / 2310 703)

8 janvier 1973
Duke Ellington (p), Joe Pass (g), Ray Brown (b), Louie Bellson (dm)



Cottontail / The blues / The hawk talks / Prelude to a kiss / Love you madly / Just squeeze me (but don't tease me) / Everything but you.
Rencontre de 4 pointures , comme aimait à les organiser Norman Granz, le producteur. Ces 4 là n'ont plus rien à apprendre de leur instrument et se jouent des thèmes avec une facilité déconcertante. Une séance fraîche et swinguante menée par mains de maîtres dans laquelle les jeux des musiciens s'entrecroisent constamment. Voir le film de cette rencontre sur le Dvd THE LAST JAM SESSION.

Duke ELLINGTON and Teresa BREWER :
IT DON'T MEAN A THING IF IT AIN'T GOT THAT THING

(30 cm FLYING DUTCHMAN / FD 10166)

4 au 6 septembre 1973


It don't mean a thing if it ain't got that swing / I ain't got nothin' but the blues / Satin doll / Mood indigo / Don't get around much anymore / I'm beginning to see the light / I've got to be a rug cutter / I got it bad and that ain't good / Tulip or turnip / It's kinda lonesome out tonight / Poco mucho.